Le stress, éternel sujet! Si, en général, on entend que le stress est nuisible à la santé et même à l’apprentissage, il arrive parfois d’entendre qu’éprouver un peu de stress peut aussi être bénéfique… Qu’en est-il vraiment pour les jeunes d’âge scolaire?

Tout d’abord, il faut savoir que le stress est une réponse normale à un danger perçu. C’est même une réponse adaptative nécessaire et désirée en cas de véritable danger. Pour réagir rapidement et augmenter nos chances de survie en situation stressante, le cerveau va demander au corps de sécréter de l’adrénaline et du cortisol, la première aidant à déployer l’énergie nécessaire immédiatement et la seconde permettant de répondre au danger pour un temps plus prolongé.
Le problème réside dans le fait que le cerveau ne perçoit pas la différence entre un danger physique, comme un ours et un danger psychologique, comme l’approche d’un examen de mathématique. La réponse adaptative que le corps nous offre nous aide à combattre physiquement le danger (par exemple, l’ours!) ou plutôt à le fuir. Dans les deux cas, cette aide n’est pas très adaptée à la réalité d’une salle de classe! De plus, il y a un autre effet secondaire potentiel lié au stress. Le cerveau est protégé par une barrière qui empêche habituellement les hormones d’accéder aux neurones, cependant, les hormones du stress, elles, font exception à cette règle et à long terme, elles peuvent endommager le développement cérébral.
Il est donc important, voire primordial, pour les enfants les plus affectés par le stress, d’apprendre à s’en protéger.

Comment faire?
Un des premiers moyens à mettre en place avec l’enfant est de nommer et de normaliser ce qu’il ressent dans son corps. On le rassure en lui expliquant qu’il est normal de se sentir plus tendu, d’avoir le ventre serré, mais qu’il s’agit d’un inconfort temporaire. On l’invite ensuite à se détendre à l’aide de moyens physiques : en respirant tranquillement. En régulant la respiration, on est en train de dire au cerveau qu’il n’y a pas d’ours! Enfin, en abaissant les épaules en relâchant la tension dans ses dernières, inutile de se préparer à se « sauver », à fuir un quelconque danger.
Ensuite, on verbalise ce qui se passe dans la tête de l’enfant : la peur d’échouer, la peur d’oublier, la peur de ne pas réussir assez bien, etc. On s’assure que l’enfant a des attentes réalistes également et on propose des solutions. Chacune des actions accomplies (étudier, réviser, travailler dans son cahier, etc.) servira à le rassurer et à reprendre le contrôle de la situation.
Le stress, dans la vie et dans le milieu scolaire est inévitable. C’est une réponse normale à une situation qui pose un danger physique ou compromet notre intégrité. Il est donc essentiel que les enfants apprennent à vivre avec le stress et développent les outils pour transformer cette énergie puissante et envahissante en quelque chose de positif!
Des ressources supplémentaires
Si vous croyez que le stress de votre enfant l’affecte trop et/ou qu’il nuit à son apprentissage, ne tardez pas à consulter une T.E.S. Celle-ci pourra rapidement mettre en place des stratégies et outiller votre enfant avant que le problème s’aggrave.
Si vous croyez que le problème est déjà bien installé, nous vous recommandons une intervention jumelée avec notre T.E.S. et notre psychoéducatrice. Ensemble, elles seront outiller votre enfant et vous offrir des pistes pour atténuer les crises au quotidien. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.
